Il est rare de voir l’insecte adulte, car sa durée de vie est très courte. C’est surtout à ses traces que l’on l’identifie.
L’adulte : Un coléoptère de 10 à 20 mm, de couleur brune à noire, avec deux taches grisâtres sur les élytres (ailes rigides) et de longues antennes.
La larve : C’est elle la coupable. Elle est de couleur blanc ivoire, peut mesurer jusqu’à 30 mm et possède de fortes mandibules.
Les indices de présence : * Des trous d’envol ovales (6 à 10 mm) à la surface du bois.
De la vermoulure (poussière de bois) fine et granuleuse.
Des bruits de grignotement (parfois perceptibles la nuit par grand calme).
Le cycle est marqué par une disproportion frappante entre la vie larvaire et la vie adulte.
L’œuf : La femelle pond entre 30 et 50 œufs dans les fentes du bois.
La larve (L’étape critique) : Dès l’éclosion, la larve s’enfonce dans le bois. Elle y reste entre 3 et 10 ans selon la température et la qualité nutritive du bois, creusant des galeries incessantes.
La nymphose : La larve se transforme en nymphe près de la surface du bois.
L’adulte : Il sort entre juin et août pour se reproduire. Il ne vit que 15 à 20 jours et ne se nourrit pas.
Contrairement aux termites, le capricorne ne s’attaque qu’aux bois résineux (pin, sapin, épicéa, mélèze) secs et ouvrés.
Altération structurelle : Il dévore l’aubier (la partie tendre sous l’écorce). Comme il laisse souvent une fine pellicule de bois en surface pour se protéger, la poutre peut paraître saine à l’œil nu alors qu’elle est totalement évidée à l’intérieur.
Risque d’effondrement : À long terme, la résistance mécanique des charpentes est compromise, ce qui représente un danger pour la toiture.
Si vous suspectez une attaque, il est conseillé de faire appel à un professionnel pour un diagnostic.
Il est appliqué lors de la construction ou sur des bois sains.
Injection ou pulvérisation : On applique un produit insecticide et fongicide pour empêcher la ponte des femelles. La plupart des bois de construction actuels sont traités pour 10 ans.
Si l’infestation est avérée, il faut agir vite.
Le bûchage : On retire les parties vermoulues pour ne garder que le bois dur et sain. Cela permet aussi d’évaluer la résistance restante.
Le brossage et dépoussiérage : Pour faciliter la pénétration des produits.
Le traitement par injection : On perce des trous dans les poutres pour y placer des injecteurs. On propulse ensuite l’insecticide sous pression au cœur des fibres.
La pulvérisation de surface : En complément, pour tuer les larves qui tenteraient de sortir ou les adultes qui voudraient pondre.
Note : Il existe également des traitements par haute température (chaleur contrôlée) ou par gel insecticide, plus écologiques mais parfois plus complexes à mettre en œuvre.
Avez-vous remarqué des trous ovales ou de la sciure particulière dans vos combles ?
Son cycle est plus court que celui du capricorne, mais elle se reproduit plus facilement en intérieur.
L’œuf : Pondu par paquets de 20 à 30 dans les pores du bois.
La larve : Elle vit et grignote pendant 1 à 4 ans. Contrairement au capricorne, elle a besoin d’un certain taux d’humidité (plus de 10-12 %) et souvent de la présence de champignons invisibles pour prédigérer le bois.
L’adulte : Il émerge entre mai et septembre. Fait amusant (ou inquiétant) : la Grosse Vrillette produit un bruit de tic-tac régulier en frappant sa tête contre le bois pour attirer un partenaire, d’où son surnom d’« Horloge de la mort ».
La vrillette est moins « difficile » que le capricorne sur le menu :
Matériaux : Elle attaque les résineux ET les feuillus (chêne, châtaignier, hêtre).
Cibles : Elle adore les vieux meubles, les objets d’art, les parquets, les livres (elle mange aussi la colle !) et les charpentes.
Structure : Si elle est présente en grand nombre, elle transforme le bois en « éponge » ou en dentelle, ce qui finit par réduire les meubles en poussière au moindre choc.
Le traitement dépend de l’objet touché.
Est-ce que vos soupçons portent plutôt sur un meuble ancien ou sur la structure de votre maison ?
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